Felisberto - Escritor y músico Uruguayo (Montevideo 1902 – 1964) - Sitio Oficial

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Felisberto Hernández : Œuvres complètes
Seuil, 1997

Traduit par : Gabriel Saad et Laure Guille-Bataillon
Quatrième de couverture

La publication des Œuvres complètes de l’Uruguayen Felisberto Hernández ( 1902-1964 ), de ses « sarabandes mentales », pour reprendre l’expression d’Italo Calvino, est un événement littéraire.  Cet homme à la vie tourmentée, qui vivait de petits emplois et de récitals de piano dans des cercles de province du Rio de la Plata, a bâti une oeuvre inimitable, à mi-chemin de la fiction et du journal intime, qui mêle le quotidien et le vertige de l’étrangeté, le monde onirique des pensées et le désordre de la réalité, le regard de l’enfant et l’émotion de l’adulte.  Le Cheval perdu, Les Hortenses ou encore les nouvelles de Personne n’allumait les lampes sont d’indélébiles fleurons d’une littérature libre, où s’écoule tout le désenchantement du Rio de la Plata que Felisberto Hernández sait colorer d’humour.  Italo Calvino, qui édita ses oeuvres en Italie, mais aussi Jules Supervielle et Ramón Gómez de la Serna avaient, en leur temps déjà, salué le génie de ce fondateur de la modernité latino-américaine.

Untitled(2)Norah Giraldi Dei Cas 
Felisberto Hernández. Musique et littérature 
Quatrième de couverture

L’écrivain uruguayen Felisberto Hernández ( Montevideo, 1902-1964 ), bien que peu connu en France, est l’auteur d’une œuvre singulière.  Il est reconnu aujourd’hui comme un des maîtres de la littérature fantastique latino-américaine, un novateur de la fiction et de la métafiction sur fond autobiographique.  Dans son œuvre, écrite principalement sous forme de récits et de nouvelles, la musique est un référent essentiel.  Musicien et pianiste de formation, Hernández fait intervenir la composante musicale un passé musical autobiographique, soit par le biais de l’allusion implicite ou suggestive.

Norah Giraldi Dei Cas ( 1947, Uruguay ), Maître de conférences de l’Université Charles de Gaulle, Lille III, a soutenu une thèse de doctorat sur Felisberto Hernández ( La Sorbonne 1992 )à plusieurs niveaux du discours narratif, soit d’une façon explicite, évoquant.

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Felisberto Hernández. Les Hortenses
Denoël 1975 
Quatrième de couverture

D’Uruguay nous vient la voix singulière de Felisberto Hernández, proche de celle du poète Jules Supervielle, son compatriote.  Ici l’humour se marie a l’étrange, la réalité extérieure n’est pas plus – ni moins – crédible que la réalité intérieure.  L’univers de Hernández, c’est un théâtre de marionnettes dérisoires, de villes en papier mâché, de dialogues discordants, de cocasseries tristes et de douleurs drôles, que frôle çà et là le fantastique.
Hernández utilise les matériaux de sa propre biographie dans ses récits et se promène sur les fils fragiles de la mémoire avec l’aisance d’un funambule.  Ce pianiste famélique qui erre à travers tant de ses nouvelles, c’est lui-même : pianiste de cinéma dès l’age de douze ans et plus tard concertiste dans des tournés provinciales.
La nouvelle qui donne son titre à ce recueil a pour héroïne Hortense, une des poupées grandeur nature que collectionne un couple sans enfants.  Petit à petit , Hortense se substitue à l’épouse qui finit par en devenir jalouse jusqu’à la folie.
Neuf autres récits constituent ce recueil, dont les titres font rêver.  Citons La maison inondéeLe crocodile,UrsulePersonne n´allumait les lampes.

L’auteur
Né en 1902 à Montevideo.  D’abord pianiste, il mène de front écriture et musique et ne renonce que vers quarante ans à sa carrière musicale.

Il a publié huit ou neuf recueils de nouvelles entre 1925 et sa mort, survenue en 1964 ( des suites d’une leucémie ).  Il vécut deux ans à Paris ( de 1946 à 1948 ) grâce à une bourse du gouvernement français.

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